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Paroles de Paix : “La paix réside dans le cœur de chaque être humain. La paix doit émaner de vous.” — Prem Rawat

| Livre : Devenir chaman
|




  1. La base de l’ancienne écriture maya
  2. Comment écrire son nom avec des glyphes mayas
  3. Titres, métiers et liens de parenté
  4. Noms de villages écrits en glyphes mayas
  5. Un peu de vocabulaire -
    Glyphes des grandes cités mayas
  6. Combiner le tout pour écrire des phrases simples
  7. Le syllabaire
    Une introduction non technique aux glyphes mayas.


Titres, métiers
et liens de parenté




3 - Titres, métiers et liens de parenté mayas

Titres de personnes

Comme nous, les mayas utilisaient des titres pour désigner les personnes. Par exemple, nous disons monsieur, madame, maître, maîtresse, docteur, père (pour le prêtre), sœur, etc., les mayas aussi avaient leurs titres. Nous mentionnerons pas tous les titres qu'utilisaient les mayas car il y en a trop, mais nous allons en donner quelques-uns qui peuvent te servir à toi et dans ta famille.

Pour cela, nous utilisons les préfixes AJ et IX. Pour un homme, nous utilisons toujours AJ. Pour une femme, nous pouvons utiliser IX ou les deux préfixes ensembles : IX AJ. En général, les mots mayas n'ont pas de genre et sont identiques tant pour les hommes que pour les femmes ; cependant ces préfixes sont des exceptions à cette règle.

Normalement, AJ s'écrit avec le logo :

IX s'écrit d'une manière ressemblante à une tête féminine, on peut reconnaître le titre IX par les lettres "IL" sur la joue, et les cheveux crépu avec des lignes croisées sur le front :

Tu penser à AJ comme le titre pour monsieur et IX comme le titre pour madame.

Les préfixes AJ et IX sont très pratiques parce qu'ils signifient aussi "celui qui", "celle qui", "celui de" ou "celle de". Par conséquent, nous pouvons les utiliser pour décrire les personnes selon le travail qu'elles occupent, indiquer d'où elles sont, et les utiliser comme titre de civilité. Par exemple, "celui/celle des livres sacrés", représentaient surement des bibliothécaires spéciaux qui gardaient les livres sacrés du royaume. Autre exemple : "celui ou celle administrateur/trice", qui pouvaient avoir travaillé dans une sorte de bureau.

Normalement, les préfixes AJ (pour homme) et IX (pour femme) s'utilisent pour des personnes adultes. Pour les jeunes ou les étudiants, le titre maya est ch'ok et peut se traduire comme 'jeune', et s'utilise pour toute personne qui n'a pas atteint la majorité ou n'est pas complètement qualifiée dans une activité (comme un apprenti).

Le glyphe de ch'ok est :

Remarque la syllabe ch'o + la syllabe ko sur l'oreille...

Comme tu apprends à écrire avec les glyphes mayas, tu peux utiliser le titre "scribe". Dans le monde maya, on ne faisait pas de distinction entre peintres et scribes. C'est pourquoi le titre de peintre et celui de scribe sont identiques. Souvent, le travail de scribe était une occupation d'un niveau élevé et le scribe très cultivé.

Le mot maya pour peindre et écrire est : tz'ib' (souviens-toi que tz' est la forme de tz avec occlusive). Ce mot peut s'écrire phonétiquement avec les syllabes mayas tz'i-b'(i) et avec les glyphes correspondants :



tz'i-b'(i) (écrire)

Alors comment allons-nous écrire le titre d'un homme dont la profession est scribe ou peintre, 'celui ou celle qui écrit' ? Les glyphes pour écrire scribe ou peintre sont simplement la combinaison de deux glyphes : le titre AJ et le glyphe écrire, ce qui se traduit par "celui qui écrit", AJ-tz'ib' :



AJ-tz'ib' (écrivain, peintre)

Il existe d'autres glyphes qui servent à désigner le scribe maya, comme le suivant qui, dit tout :


Si nous voulons écrire le titre d'une femme qui est écrivain ou peintre, nous utiliserons le symbole de IX à la place de AJ :



lequel se traduit par IX-tz'ib' qui signifie "celle qui écrit".

Si tu es étudiant, que tu apprends à lire et à écrire, tu n'es donc pas encore un écrivain. Dans ce cas, tu peux combiner le glyphe pour 'jeune/apprenti' (ch'ok) avec le glyphe 'écrivain'. La façon d'écrire le mot étudiant avec les glyphes mayas serait "écrivain jeune" :

étudiante (féminine) :

jeune / apprenti
femme

écrivain / scribe







jeune / apprenti       - homme          - écrivain / scribe
étudiant (masculin)





Nous connaissons également le glyphe pour désigner livre :

C'est le pictogramme d'un livre maya nommé codex. Un codex est un livre fait d'écorce d'arbre, écrit avec des glyphes, plié comme un acordéon et couvert de peau de jaguar. Le titre "celui / celle des livres" signifie bibliothécaire, ou une personne qui aime lire ou regarder des livres.

un bibliothécaire :



et une bibliothécaire :






Joueur de footbal :


Le football des anciens mayas était similaire au football actuel. Souvent, les rois mayas étaient des stars (ou prétendaient l'être) du football. Dans la langue des anciens mayas, le mot pour jeu de balle était pitz, que nous écrivons en syllabes mayas pi-tz(i). Les glyphes pour ces deux syllabes sont :


Ces glyphes peuvent être utiliser pour désigner le football,
ou tout autre jeu de balle.



Footballeur - AJ-pitz :



Footballeuse -
IX-pitz :



Pour écrire terrain de football, les anciens mayas utilisaient le glyphe :


Terrain de football

Malheureusement, on ne sait pas le prononcer.

Pour terminer, les mayas utilisaient des titres comme 'saint', 'sainte', 'le divin' et 'la divine'. Ces titres étaient utilisés tant pour les dieux mayas que pour les rois et reines mayas, qui souvent se "convertissaient" en dieux et déesses. Voici plusieurs manières d'écrire ces titres en glyphes mayas :

Métiers traditionnels et modernes des mayas

Nous pouvons utiliser les glyphes pour désigner de nombreux métiers et activités mayas, traditionnels et modernes. Pour ce faire, il est parfois pratique d'utiliser le suffixe -oom, qui veut dire "quelqu'un qui fait quelque chose", ou "quelqu'un qui va faire quelque chose". Le double oo indique que le o est prononcé plus longuement qu'un o normal.

Par exemple, le mot maya ancien pour poisson était CHAY, lequel est représenté par ce pictogramme :


CHAY (poisson)

Par conséquent, le mot maya pour pêcheur est CHAY-oom, ce qui veut dire "celui qui pêche" ou "celle qui pêche". En syllabes mayas, cha-yo-m(a). Comme le o est plus long, nous utilisons la règle de disharmonie rendant la voyelle silencieuse différente de la précédente. Voici donc un glyphe maya qui signifie pêcheur / pêcheuse :

pêcheur : CHAY-yo-m(a)

De la même manière, le mot maya ancien pour coudre ou tisser était chuy. Par conséquent, le mot pour une personne qui tisse ou vend des tissus est chuy-oom. Nous pouvons écrire ce mot en syllabes mayas chu-yo-m(a), avec les glyphes :

couturier / tisserand :
chu-yo-m(a)

Nous pouvons mettre les préfixes IX ou AJ. Donc, IX-chuy, en syllabes mayas IX-chu-y(u), signifie "celle des tissus" ou une femme qui tisse ou vend tissus et vêtements.

IX-chu-y(u)
celle des tissus

Une personne qui cuisine, nettoie ou lave ? Les anciens mots mayas pour ces activités sont connus.

Le mot pour "laver" était pok, donc on peut désigner un homme qui nettoie et entretient un édifice par AJ-pok-oom :

AJ-pok-oom :

AJ


po



ko
m(a)

Le mot pour nourriture (spécialement tortillas ou tamales) était waaj.
Une femme qui cuisine ou travaille dans toute activité relative à la nourriture peut être désignée par IX-waaj.

IX-waaj :

IX

wa

j(i)

wa

Remarque la syllabe d'aide wa dans le glyphe de waaj.

Le mot maya pour planter était tz'ap :

Dans ce glyphe, on peut voir un autre aspect de l'écriture maya, l'infixe : une partie d'un glyphe (ou tout au moins son signe caractéristique) est contenue / insérée dans un autre glyphe. Dans ce cas, la syllabe pa (sa caractéristique = les lignes croisées de pa) est située totalement à l'intérieur de la syllabe tz'a, formant ainsi le mot complet tz'ap, généralement écrit ainsi : tz'a-[pa].

Les crochets [...] sont utilisés dans les transcriptions pour désigner les syllabes ou les mots infixés.

WH2005-fr, page 16 (note 29)

les syllabes


tz’a


pa

Nous pouvons donc combiner le tout pour obtenir le mot agriculteur ou paysan :

AJ tz'ap waaj
(mot pour mot : "celui qui plante la nourriture")

agriculteur, paysan


IX tz'ap waaj

agricultrice, paysanne

Un autre métier essentiel qu'il faut mentionner, très important dans le monde maya, c'est celui de "comptable des jours", c'est-à-dire une personne qui connaît bien le maniement du calendrier maya et la célébration des jours importants de l'année maya. Pour écrire "comptable des jours", nous allons dire : "celui ou celle des jours". Le glyphe représentant "jour" est :

K'IN

Le glyphe d'un homme qui se dédie à cette profession peut s'écrire ainsi :

AJ k'in

Pour une femme comptable des jours, remplaçons le glyphe AJ par IX :

IX k'in






Pêcheur mythique de Tikal

Relations de famille

On peut observer que les liens de parenté étaient très importantes dans les inscriptions des anciens mayas. Comme pour nous, les liens de parenté les plus remarquables étaient entre parents, frères et sœurs, et entre époux et épouse. Souvent, nous voyons mentionné dans les inscriptions au moins un des parents, avec son titre.

Dans la langue des anciens mayas, il n'était fait aucune distinction quant au sexe des enfants. Le glyphe pour "enfant-homme" (fils) ou "enfant-femme" (fille) est le même. Mais ils utilisaient d'autres glyphes pour différencier le lien de parenté père ou mère.

Voici deux glyphes qui étaient utilisés pour désigner le lien entre les enfants et leurs parents :

yu-ne :

enfant-homme ou enfant-femme de (père)

ya-AL

enfant-homme ou enfant-femme de (mère)

Nous pouvons utiliser ces glyphes pour dire que Ana est la fille (enfant-femme) de Tomás, et que son frère (enfant-homme) Alan est le fils de Tomás :


Ana est la fille de Tomás


Et pour Alan fils de Tomás nous avons :


De la même manière, nous pouvons écrire le lien de parenté entre Ana et Alan, et leur mère Maria ainsi :

Ana fille-femme de Maria :



Alan fils-homme de Maria :

Les anciens mayas avaient aussi un ordre pour nommer de qui ils étaient les enfants. Ils nommaient en premier la mère et ensuite le père. Dans notre exemple, nous aurions :

Alan enfant-homme de María (et) enfant-homme de Tomás :

Un autre glyphe important : épouse : y-atan.



par exemple, María épouse de Tomás :

Malheureusement, nous ne connaissons pas le glyphe pour dire : époux.

Pour terminer, il est important de mentionner un glyphe qui est utilisé non seulement pour les personnes de la même famille, mais aussi quand deux personnes font quelque chose ensemble, ou quand une personne est témoin de quelque chose pour une autre. Le glyphe est yichnal, et il est constitué des trois parties : yi-chi-NAL.

Si, par exemple, nous voulons dire que Ana a fait quelque chose avec son frère Alan, nous écrivons :

Ana était acompagnée par Alan


    Bibliographie :

mysticomaya.com