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Index | Chapitres 4 et 5 : en français | en español

      Chapitre
      Le Mouvement Giratoire Cosmique (MGC)
      dans les mathématiques

      L'autre thème de cette étude est la dynamique des nombres. Cette dynamique ne peut rester en dehors de l'ordre de l'univers, elle doit être assujettie aux lois universelles. Le mouvement des nombres doit suivre le tour giratoire qu'illustre l'emblème du Tzolkin (Codex de Madrid et Codex de Fejervary) et signifie que nous devons le prendre comme exemple et l'adapter à l'enseignement des nombres.

      Dans les chapitres antérieurs, nous avons vu comment nos ancêtres et nos aînés d'aujourd'hui l'appliquent dans leurs travaux quotidiens et en même temps utiliser la force que ce mouvement implique. Les ancêtres, en utilisant le mouvement circulaire, entraient dans l'énergie cosmique et comprenaient beaucoup mieux l'ordre universel.

      Voici un exemple :

      La conception (occidentale) de la terre jusqu'au XIIIème siècle était une terre plane ou carrée. En la comparant avec la pensée des ancêtres mayas de cette époque, nous nous rendons compte qu'ils avaient déjà écrit des livres étonnant sur l'astronomie, connaissaient les révolutions de la plupart des planètes, etc. Tout cela nous permet de déduire qu'ils savaient déjà que la terre étaient ronde, parce que si tout était circulaire, la Terre Mère devait l'être aussi.

      Comment les mayas arrivèrent-ils les premiers à ces connaissances ? Grâce à la connaissance du Mouvement Giratoire Cosmique.

      Comprendre la pensée circulaire des ancêtres mayas nous ouvre les portes de la connaissance cosmique, et de cette manière nous entrons en contact avec la force qu'ils utilisèrent pour la recherche de la connaissance en général et des mathématiques.

      Le cercle numérique

      Les instruments que nous allons utiliser sont les haricots, les bâtonnets et les symboles NIK qui signifient centre, qui sont les graines ovales et le coquillage.

      Le dessin du cercle numérique

      Comme pour les semailles, on commence en plaçant une graine dans la terre, qui est le pas initial, ensuite la plante germe, naît, croît, se reproduit et meurt.
      [Voir Philosophie des nombres mayas]

      Les nombres suivent cette ligne d'action.

      On place la graine ou le coquillage comme point de départ, ensuite vient le jun (un) et on place un haricot, ensuite vient le kab' (deux) et on place un deuxième haricot, ensuite oxi' (trois) et on place un troisième haricot, mais en formant un cercle. A lajuj (dix), les deux bâtonnets doivent être exactement à l'opposé du nombre graine et représenter la première moitié du cercle ; on continue à décrire le cercle, et quand on arrive à wolajuj (quinze), il doit être exactement en face de job' (cinq), on continue à placer les haricots des nombres restants jusqu'à arriver à belejlajuj (dix-neuf) qui sera le dernier nombre entrant dans le cercle.

      Image 11

      Les positions occupées sont exactement au nombre de 20, dix-neuf nombres plus le nombre NIK-centre. Le cercle est la base de la numération Maya, en comprenant la dynamique et la mécanique de ce cercle nous aurons fait le premier pas fondamental dans cette discipline, parce que cela nous aidera à comprendre la position de tous les nombres restants.
      Cette forme d'enseignement nous permet de comprendre beaucoup plus de choses que si nous l'enseignons horizontalement ou verticalement.

      Ce cercle numérique est la synthèse de la connaissance totale des nombres.

      Connaissances générées par le cercle numérique.

      Ce cercle numérique nous enseigne que la graine est le début, la fin et en même temps le centre.

      En observant attentivement les visages numériques de l'image 11, nous nous rendons compte que la moitié de ces visages se ressemblent à un détail près. A partir du nombre lajuj (dix), tous les visages apparaissent avec la mâchoire décharnée. En d'autres termes, sur la première moitié du cercle, à partir du centre jusqu'à neuf, les visages sont normaux, ils sont du même groupe et sont au nombre de dix. Ensuite, du nombre dix  jusqu'au dix-neuf, les visages sont tous décharnés, c'est l'autre moitié du cercle et ils sont également au nombre de dix.

      Cela montre que le nombre suit la ligne de la vie qui est engendré au centre, ensuite naît et croît dans la première moitié. Dans l'autre moitié, il devient adulte, vieillit et meurt en arrivant au nombre dix-neuf. Le plus intéressant est qu'au pas suivant, il est à nouveau conçu et ainsi naît à nouveau, en des cycles sans fin. C'est un mouvement perpétuel, mourir et naître à chaque 20 instances.

      Dans la numération continue, nous pouvons apprécier qu'à chaque 20 instance un tour est complété, dans cette mesure, nous comprenons que le nombre jun k'al (vingt) appartient à la naissance du tour suivant. C'est pourquoi toutes les vingtaines sont le début des tours suivant, à l'infini.

      Autres événements circulaires

      La vie est un cycle. L'exemple des fruits est très illustratif, cela commence en semant la graine dans le sol, celle-ci se convertit en arbre, l'arbre donne des fruits, les fruits mûrs sont mangés et les graines tombent à nouveau sur le sol, comme acte final. La graine qui fut le début devient également le pas final, comme ça commence ça termine.

      Les cycles de la lune autour de la terre

      Elle naît quand elle est juste en face du soleil, puis elle devient croissante. La phase la plus importante est la pleine lune, quand elle est exactement au côté opposé, et c'est aussi la moitié du cercle décrit. Puis vient la phase de la lune décroissante qui signifie vieillir, et elle meurt dans les jours suivants, pour naître à nouveau face au soleil et poursuivre sa routine circulaire.





      Les cycles du jour et de la nuit. Le jour naît à l'aube et meurt au crépuscule, pour naître à nouveau le jour suivant, sans faute, pour les cycles... des cycles.

      Le cercle numérique dans le temps
      Les nombres accomplissent une fonction très importante pour la mesure du temps.

      La plaque de Leyden

L'image 9 correspond à une petite plaque de jade qui contient un texte très important, dans l'en-tête se trouve le tableau contrôle du temps. Il ressemble aux écrits d'aujourd'hui qui commencent avec la date du mois et le nom du jour.

Elle contient en plus une information astronomique sur le jour en cours. Cet en-tête contient les sections basiques suivantes :
La somme des jours
Le compte du Calendrier Sacré Tzolkin
Le compte du Kukeb.


La somme des jours
Le compte des jours écoulés depuis le début du présent Oxlajuj B'ak'tun (13 B'aktun) qui commença le jour 4 Ajaw et 8 Kumku, jusqu'au jour où a été sculptée la petite plaque. D'autres auteurs appellent cette section le compte long (cuenta larga).
Les jours sont rassemblés en groupes de 20 jours et chaque groupe s'appelle Winal.
* Puis vient un autre groupe plus grand de 18 winales : le Tun (360 jours).
* Ensuite, un autre groupe de 20 tunes : le k'atun.
* Ensuite, 20 k'atunes forment un b'ak'tun.
Le compte commence avec NIK, la fleur numérique ou le visage avec une main à la mâchoire, suivent les nombres normaux jusqu'à 19, et retour au NIK.

      WINAL signifie :
      - Groupe de 20 jours, additionnés mathématiquement
      - Nom propre du mois maya qui est en possession de cette période de temps.

      Le compte du Calendrier sacré Cholq'ij (Tzolkin)
      Marque le nom du régisseur du jour qui correspond à l'un des 20 noms de jours du Calendrier Sacré, et en même temps le numéro qui correspond à ce jour. Le compte commence avec le numéro 1 et va jusqu'à 13, puis recommence à 1.

      Le compte du Kukeb'
      Dans le compte du Kukeb' apparait le nom du winal en cours, qui correspond à l'un des 18 noms de mois, ou à défaut apparaitra le nom Wayeb, qui signifie 5 jours de silence. Les winales sont des périodes de 20 jours qui possèdent des noms propres, variant selon les langues, mais ce nom synthétise les caractéristiques de cette période de temps dans l'année.

        KUKEB : Terme utilisé dans le livre Chilam B'alam pour l'année de 365 jours (différente de l'année solaire), qui possède des porteurs qui tournent tous les quatre ans.

        WAYEB : Mot yucatèque qui vient de wayeyab, jours de repos. Ce sont des jours de réflexion, pardon, remerciement, sollicitude et fête. Tous les 4 ans est ajouté un jour au calendrier solaire. Le nom varie selon la langue.

      Noms des mois en yucatèque

      Pop

      Xul

      Zac

      Pax

      Uo

      Yaxkin

      Ceh

      Kayab

      Zip

      Mol

      Mac

      Kumku

      Zotz

      Cen

      Kankin

      Wayeb

      Zec

      Yax

      Muan


      Pour effectuer le compte, on commence avec le glyphe de prise de possession, qui est l'image d'un torse assis, ensuite viennent les numéros réguliers, puis apparait à nouveau le torse assis.



      La structure de cette section est formée par le nombre de jours écoulés, joint au nom du winal. Le mouvement circulaire est la norme pour le compte du temps.

      Maintenant lisons les trois sections du tableau contrôle du temps de la partie postérieure de la plaque de Leyden.
      Il s'est écoulé 1,253,912 jours.
      Jour jun E (1 E)
      Début ou prise de possession du winal appelé Yaxkin.






Chapitre
L'unité totale


      La déclaration scientifique occidentale sur la création des planètes dit que celles-ci se formèrent à partir de tourbillons de gaz et de poussière, ce qui concorde avec ce qui est écrit dans le Pop Wuj au sujet de l'énergie circulaire (Jun Raqän), qui créa l'univers.

      Selon la conception des ancêtres mayas sur la création de l'univers, l'énergie qui imprégna le mouvement au cosmos est réellement impressionnante, et pour la mémoire collective éternelle ils la laissèrent écrite dans le Pop Wuj et les anciens codex, comme le démontre les peintures de la dynamique du Calendrier Sacré.

      L'autre aspect est la présence de ce tourbillon dans le feu sacré aujourd'hui, nous laissant voir que dans ce feu est Ajaw. Donc pour entrer en contact avec Jun Raqän de l'univers, les anciens interprètent le langage du mouvement du feu et exécutent la danse sacrée.

      Les ancêtres, observateurs assidus du cosmos, réussirent à comprendre l'énergie circulaire, et à s'y ajuster. La société s'organisa à l'image du cosmos, c'est pour cela que l'on dit que les ancêtres mayas vivaient en accord avec le cosmos.

      Il est certain que les livres qui contenaient les principes philosophiques qui soutenaient l'action des ancêtres se perdirent avec l'invasion, mais les actions proprement dites restèrent comme partie de la norme sociale, que nous pouvons vérifier aujourd'hui : comme dans l'habillement des femmes, la manière d'enrouler les cheveux, de couper un arbre, couper les plantes médicinales, comment se réalisent les cérémonies de semailles, l'acte d'assumer une charge, etc. et d'autres actions comme dans le Chapitre 2.

      Le problème est que ces actions ne sont pas comprises aujourd'hui dans toute leur dimension, on ne perçoit que l'extérieur, mais les profondeurs sont inconnues et dans ces profondeurs se trouvent des principes et explications de la Cosmovision.



Conclusions

      1 - L'axe central de la Cosmovision est Ajaw.
      2 - La cosmovision est un ensemble de normes d'inter-relations stellaires et en même temps un ensemble de préceptes qui ont comme objectif l'entente avec le cosmos.
      3 - L'homme, étant plus intelligent, a de plus grandes responsabilités envers tous.
      4 - L'homme est assujetti à toutes les lois de l'univers, c'est pourquoi il a la même catégorie que tous, sa catégorie est awej, concept qui signifie "créature d'un être supérieur, soumis à ses desseins et dispositions";
      5 - Le mouvement giratoire cosmique MGC est l'énergie qui maintient en action tout l'univers.
      6 - La pensée des ancêtres est circulaire, en accord avec la Cosmovision. La pensée occidentale est horizontale (linéaire).
      7 - Les nombres sont assujettis aux normes qui régissent le cosmos.

Recommandations

      1 - L'homme ne doit pas altérer l'équilibre de la nature, car en le faisant il s'autodétruit.
      2 - Il est impératif de continuer la recherche de la compréhension / l'entente avec le cosmos, car il existe de multiples aspects de la connaissance qui ont une grande importance pour l'homme, dans son devoir de récupérer l'équilibre naturel perdu.
      3 - Il est nécessaire d'investir plus de temps sur ce sujet afin de trouver des explications aux questions non encore résolues et ainsi connaître des solutions alternatives au problème de l'écologie mondiale.

Bibliografía

      • ATLAS DEL UNIVERSO, Editorial Labor, S.A. Barcelona 1970
      • Barrera Vazquez, Alfredo y Rendón Silvia. EL LIBRO DE LOS LIBROS, CHILAM B'ALAM, fondo de cultura económica. México, séptima reimpresión 1982.
      • Bastarrachea Manzano, Juan Ramón ; Yah Pech, Emilio ; Briceño Chel Fidencio.
      • DICCIONARIO BASICO ESPAÑOL, MAYA, ESPAÑOL
      • CÓDICE DE MADRID
      • CÓDICE FEJERVARY MAYER, del grupo Borgia
      • Diaz Cesar, Peña Angel. FISICA, España, 1990
      • Freeman, Ira M. FISICA SIMPLIFICADA, La edición, México, 1963
      • GRAN ENCICLOPEDIA DEL MUNDO, letra H, tomo 9, Editorial Marin, Barcelona, Buenos Aires, 1982
      • LA TIERRA, colección de la naturaleza de Life en español, México 1967
      • POP WUJ, versión de Adrián Inés Chávez, Casa Chata, México, 1979
      • POPOL VUH, Estrada Monroy, Augustín. Editorial José de Pineda Ibarra, Guatemala, 1973
      • SCHELE LINDA. Cuadernos sobre escritura jeroglífica Maya
        1987.

INDEX

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