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Paroles de Paix : “La paix réside dans le cœur de chaque être humain. La paix doit émaner de vous.” — Prem Rawat

| Livre : Devenir chaman
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      Extraits du livre de Carlos Barrios, Le Livre du Destin

      Carlos Barrios est un anthropologue, historien et guide spirituel  guatémaltèque. Après avoir étudié avec les aînés traditionnels mayas pendant 25 années, depuis l'âge de 19 ans, il est devenu Ajq'ij, guide spirituel maya. Il nous donne son point de vue sur le mode vie occidental, le retour nécessaire à l'ordre naturel, la cosmovision maya, la vision du peuple maya par don Isidro, sage maya, les connaissances mayas... (quelques extraits en français).

      Connaissance cosmique technologique

      Les avancées scientifiques sur le Peuple Maya sont généralement méconnues du public. La connaissance que nous laissèrent nos ancêtres est utilisé dans la vie quotidienne. Leurs connaissances recouvrent tous les domaines du savoir humain, et furent réalisés en harmonie avec la nature et dans le respect des autres formes de vie.

      En astronomie, les mayas développèrent, des milliers d'années avant les autres peuples, un calendrier d'une grande perfection. La valeur de l'année tropique ou réelle est de 365,24218 selon les astronomes nord-américains. Ce chiffre a été obtenu par les horloges atomiques. Les mayas, aux alentours de 2800 avant J.-C., avaient le chiffre de 365,24249, les corrections faites il y a 1000 ans donnèrent 365,2421954 (...).

      Les mayas avaient connaissance de la latitude. Ils étaient de grands voyageurs, spécialement vers le sud, sans instruments. Il leur suffisait de vérifier le passage du Soleil au zénith. Ils découvrirent également le plan de l'écliptique, la précession des équinoxes et les solstices, le passage du Soleil par le zénith et le déplacement de l'étoile polaire. Ils établirent les calculs des mouvements lunaires (éclipses de Soleil et de Lune), de Vénus, de Mars et d'autres planètes visibles (Codex de Dresden). Les astronomes nous laissèrent aussi d'extraordinaires connaissances, dans un seul des codex se trouvent les éclipses lunaires et solaires, calculées jusqu'à 3500 ans dans l'avenir, avec une totale exactitude. Sont enregistrées les phases synodiques de Vénus, planète qui exerçait sur les mayas une fascination spéciale. Ils connaissaient les orbites de toutes les planètes de notre système solaire, des milliers d'années avant le monde occidental ; l'Occident a réussit cet exploit récemment. Ils connaissaient aussi les orbites et mouvements de plusieurs étoiles.

      Les sages/savants qui arrivèrent avec les envahisseurs étaient presque tous des prêtres ou moines catholiques. En voyant tous ces prodiges, ils ne pouvaient que penser que c'était l'œuvre du démon. Ils libérèrent donc le monde de cette dangereuse information, en détruisant des milliers de codex qui contenaient des informations de grande valeur sur toutes les disciplines du savoir humain. Diego de Landa, à lui seul, brûla plus de 10000 codex en un après-midi. Heureusement, quelques codex furent préservés, attendant d'être divulgués au public.

      L'architecture était une discipline liée à l'astronomie. Récemment, quelques astroarchéologues ont fait des mesures et ont été émerveillés par l'ingéniosité avec laquelle furent construits les édifices. La précision de la prédiction d'événements célestes, comme les équinoxes, solstices et levée du Soleil, avait un aspect pragmatique, ils indiquaient l’époque des semailles et des récoltes. Les pyramides gardent une connaissance qui reste à découvrir, et sont une preuve de l'ingéniosité maya.

      Mais la plus grande connaissance que nous laissèrent les sages mayas est le travail des énergies. Leur vision claire sur la convergence des courants cosmico-telluriques est une connaissance qui était utilisée par les anciens et les sages mayas. L’usage de cette connaissance relativement à l'énergie personnelle de chacun nous donne la situation dans l'espace et le temps, pour permettre une vie pleine et harmonique. Ceci est en relation intime avec le signe maya et est la clé pour évoluer d'une manière intégrale.

      La Cosmovision

      La cosmovision du peuple maya est un mode de vie, une attitude et un exposé sur la vie, c'est la manière d'apprendre à vivre avec nos perceptions de la réalité. Tout est une réalisation intégrale. Rien n'est isolé de la séquence de la vie, chaque acte a une relation et intégration avec les forces cosmiques, la manifestation de la nature et l'énergie tellurique. Nous sommes le produit de cette convergence. Celle-ci surgit de la conscience universelle et l'existence est une continuité. Notre insertion dans la réalité est un mystère, mais aussi une manifestation magique, c'est la force du Créateur. L'interrelation entre Inframonde-Monde-Supramonde se manifeste en énergies, et chaque énergie a une direction et une propriété qui se dérive en une tendance spécifique.

      Tout cette manifestation de la Création se fait dans le Najt, Espace-Temps. Tout ce qui existe fait partie de ce tissu, et nous sommes un fil de cette merveille que nous appelons Réalité.

      “Nous sommes les habitants d'une réalité ayant pour modèle le Cosmos. Nous vibrons en relation avec le mouvement des étoiles, cette relation existe seulement dans le Najt, et disparaît au moment ou s'arrête la roue des Katunes (la spirale du temps). La vie-évolution est le transit sur ce chemin infini. Rompre ce mouvement conduit à la négation de l'existence. Arrêter le temps, c'est trouver d'autres réalités, et cela s'obtient dans le rêve ou dans la quiétude absolue.” (don Pascual)

      Don Pascual est un sage maya qui guida Carlos Barrios durant plusieurs années. Il appartient à la communauté Mam (les anciens), la lignée du clan des Aigles. Pour le monde occidental, don Pascual passerait pour un inculte et illettré. Ses disciples reconnaissent en lui le plus grand héritier de la connaissance maya, c'est un pacifiste qui lutte pour la conservation de la Mère Nature.

      (Le Najt est le concept maya pour définir l'Espace-Temps. Dans la mentalité maya, il n'y a pas de différence entre temps et espace, l'un n'existe pas sans l'autre. Dans le Najt se développe ce que nous appelons réalité.)

      “Malheureusement, l'humanité est divisée par une différence de vision dans l'interprétation du monde, de l'être humain, sa raison de vivre et son destin. La culture occidentale a trouvé sa réponse dans une sorte de raisonnement matériel, pendant que le monde oriental s'est développé sur la base d'une pensée naturelle.” (Don Isidro, sage maya)

      La vision du Peuple Maya, selon don Isidro

      Don Isidro fut un des maîtres qui enseigna et guida Carlos Barrios. Il est un descendant des Q'eqchi', peuple qui ne fut jamais conquis par les envahisseurs, situé dans les actuels départements de Alta et Baja Verapaz, Izabal, sud Péten et Bélize. Jusque dans les années 1980, on ne parlait pas castillan dans la région, si un étranger voulait communiquer avec les Q'eqchi', il devait le faire dans cette langue. Don Isidro est homme instruit, et bien que pauvre, il possédait une grande bibliothèque, incluant deux encyclopédies. C'était un homme très réservé et hermétique, et ce n'est qu'au bout de quinze ans qu'il invita Carlos Barrios à une cérémonie. Un jour, celui-ci demanda à don Isidro quelle était la vision du Peuple Maya.

      «Pour comprendre notre vision, il faut savoir comment nous vous voyons, ainsi vous pourrez comprendre le cycle naturel, le plan cosmique dans lequel nous avons vécu, les enseignements que nous ont légués nos pères et ancêtres. Ce que je vais dire n'est pas avec l'intention de vous offenser, ni de faire une comparaison pour vous imposer une façon de penser. Nous ne sommes pas en concurrence, c'est bien plus que ça. L'humanité est à la merci de la pensée du Kaxlan (l'étranger, l'homme blanc), qui exerce une domination dans ce sens [sur la pensée] comme dans le domaine matériel [économique].

      «Ce qui s'est passé durant les derniers siècles était écrit, nos prophètes avaient annoncé la venue des envahisseurs. Ils nous avertirent que leur domination serait irrémédiable jusqu'à ce que se termine la grande nuit (période de 492 ans).

      «Tout d'abord, je voudrais dire qu'il y a deux visions. Deux façons de concevoir l'existence, le monde occidental part d'un raisonnement abstrait. C'est le résultat du désemparement dans lequel ils vivent ; le matérialisme n'est qu'un palliatif à la séparation de la nature. En formant de grandes villes, sans les avoir intégré à la nature, en ayant la maladie de la possession, ils commencèrent à croire que l'être humain possède toute la terre. Ensuite, ils créèrent des doctrines religieuses dogmatiques qui perdirent leur sens quand elles devinrent une série d'impositions pour dominer les masses.

      «De ce dogmatisme et puritanisme religieux, ils sautèrent à une illusion plus grande, le matérialisme, qui, de main avec la technologie, tient les masses soumises à une énorme confusion, soumises au libertinage et au culte matériel.

      «Aujourd'hui, ils se prennent pour des dieux, avec l'appui de la haute technologie scientifique. Tout ceci n'a apporté que destruction sur la planète, ils s'imaginent avoir un mandat divin pour détruire et posséder l'esprit et la vie des personnes. Il y a un petit groupe d'individus qui dirigent toute l'économie, et ils ne voient les gens que comme des numéros, des marionnettes productrices. Pour maintenir ainsi les gens, ils les plongent dans l'ignorance, leur font croire qu'ils sont libres. Mais en réalité, les peuples vivent dans des états policiers, sous des normes et des lois qui ne bénéficient qu'à quelques uns.

      «Le plus triste, c'est qu'ils ont oublié de vivre, ils ont oublié le respect envers le Grand Père, et chaque jour ils contaminent notre Mère Nature.

      «Comme partie de cette manipulation et alternative à cette illusion, certains se sont réfugiés dans un inquiétant fondamentalisme religieux, mais sans aucune action ou réponse adéquate. Dans cette nouvelle illusion, ils espèrent accéder à un paradis dans lequel ils vivront en harmonie et paix. Malheureusement, ce royaume n'est pas pour cette vie, il faut attendre la mort pour arriver à cette nouvelle illusion. Pendant ce temps, il faut souffrir avec stoïcisme, être pauvre (les riches entreront difficilement au royaume des cieux) et accepter les lignes de conduite qui leur sont imposées.

      «Autrement dit, on a une population totalement soumise qui accepte ce "mandat divin".

      «Dans ce chemin, ils ont élaboré des concepts et abusé de l'usage de la raison, ils ont prétendu donner une valeur à toute chose, nier ou discréditer ce qu'ils ne peuvent comprendre ou démontrer. Ils se sont attribué le rôle de juge, annulant les vérités d'autres cultures et imposant durant tout ce temps leur vision.

      «Tout cela les rendit sceptiques envers eux-mêmes, et sur la base de leurs abstractions, ils créèrent des labyrinthes de raisonnement. Ainsi, ils perdirent l'orientation et devinrent victimes de l'illusion de la raison.

      «En s'éloignant de la nature, la peur entra dans leurs vies, et ils créèrent des règles pour régir le comportement humain. Celles-ci sont un culte à la contradiction et rompent l'ordre naturel, dans ce système l'être humain devient le propriétaire de la Terre Mère, et non le contraire. Dans notre vision [maya], nous appartenons à la Terre Mère. Votre tradition religieuse vous a donné la domination sur tous les êtres et la nature, vous disposez ainsi de la vie et des ressources, de nos frères animaux et des plantes. Au nom du développement, vous disposez du destin de tous ceux qui font partie de la Création.

      «Ce désordre nous a mené à un point dangereux, le désastre écologique ne semble pas avoir de fin, produit de la folie, de l'ambition, de l'avarice et de l'inconscience.

      «Voilà comment nous vous voyons, et beaucoup d'entre nous ont adopté cette vision [occidentale] et ont perdu le contact avec la tradition de nos ancêtres. On nous a enseigné le respect et la vie avec la nature, notre vision nous indique que nous faisons partie de la Création, que nous avons les mêmes droits que les autres êtres qui habitent la planète. La connaissance que le Père nous a légué est le respect, notre vision est un ordre naturel.»

      L'ordre naturel

      La réalité est la vision que nous avons de ce qui nous entoure, mais il y a d'autres réalités plus subtiles et qui sont plus importantes. L'être humain, dans le parcours de l'évolution, a perdu ses capacités de perception et est déconnecté du Cosmos. Il se trouve dans un désemparement auquel il prétend suppléer avec des choses et des dispositions matérielles, lesquelles le condamnent à son autodestruction. C'est pourquoi il est impératif de revenir à l'ordre naturel.

      Entrer dans le monde maya, c'est trouver un sentier naturel et en accord avec l'ordre naturel, avec comme fondement le respect envers la Terre Mère. L'influence cosmique et terrestre a un mot-clé qui est : harmonie.

      «Après avoir vécu avec les anciens mayas durant une longue période, l'arrivée dans les centres urbains me provoqua un dégoût et une incapacité de comprendre face au spectacle occidental : cette culture nous présente un désordre généralisé, une anarchie humaine et une vision erronée de ce qu'est la vie. Celle-ci est centrée sur un culte matériel, celui qui possède plus vaut plus que les autres, l'habit est plus important que la personne. On est capable de supporter des tensions provoquées par l'endettement qui permet à la personne d'avoir une apparence. Nous avons oublié le respect envers les personnes âgées, sous nos latitudes nous ne les envoyons pas à la maison de retraite, mais ils restent souvent comme une gêne, et se mettent dans un coin comme des meubles inutilisables. On rend un culte au véhicule, plutôt qu'au partenaire. La frivolité s'est installée, et nous sommes bombardés en permanence d'annonces qui nous remplissent de désirs pour des choses qui nous donne un plaisir momentané.»

      La concurrence pour démontrer un bien-être matériel est à l'ordre du jour, cela va de l'habillement au véhicule. Maintenant le fameux téléphone portable, au lieu d'être simplement un moyen de communication, est une sorte de statut social et de tension.

      Voici la dynamique : endettez-vous, vivez sous tension, dans l'inconscience, mais soignez votre apparence, la vie est une machine de désirs. Le progrès technologique n'a pas servi à améliorer la qualité de vie, mais nous a incité à accumuler des choses, qui ne sont pas indispensables à la vie. De plus, l'avancée technologique est si rapide et changeante que ce que l'on a aujourd'hui sera obsolète dans quelques mois. La vie au jour le jour ressemble davantage au film d'un inconnu que de notre propre existence. Il faut être meilleur que le voisin, s'il a quelque chose de bien, il faut faire l'impossible pour le dépasser.

      Il ne s'agit pas de rejeter le progrès technologique, mais il ne faut pas non plus en devenir esclave pour obtenir ces merveilles. S'il venait une personne extérieure à l'être humain et qu'elle nous jugeait, quel serait d'après vous son jugement ? Elle nous traiterait de fous, autodestructeurs. Chaque jour sont détruits des milliers d'hectares de forêt dans le monde pour satisfaire "nos besoins".

      Chaque jour, nous contaminons davantage l’environnement. Nous entretenons des guerres insensées, sommes intolérants, sales, impitoyables. Nous nous affrontons les uns les autres. Nous vivons dans une névrose permanente. Si nous ne nous respectons pas nous-mêmes, que peuvent espérer les autres habitants de la planète ? Nos frères animaux, qui vivent en harmonie avec la nature, n’ont aucune valeur pour nous. Chaque jour nous réduisons leur habitat, et les plantes et les arbres ont encore moins d’espoir. Les problèmes territoriaux sont grands, mais l’homme prétend être le propriétaire / le maître de toute la terre. Nous ne nous rendons pas compte que notre passage sur Terre est transitoire. Et comparée à l’âge de la Terre, notre existence est infime et nous ne devrions avoir aucun pouvoir sur elle ; nous agissons comme si nous avions une autorisation permanente de détruire tout ce qui nous entoure. Notre inconscience est arrivée à un niveau tel que nous continuons à polluer. Peu nous importent les changements climatiques, le phénomène El Niño, le trou dans la couche d’ozone. Les océans sont chaque jour plus affectés par la pollution, et plusieurs espèces disparaissent.

      Mais tout cela ne nous émeut pas, l’important est de maintenir l’inconscience, il est plus facile de vivre dans cette position que d’accepter le fait que nous sommes des destructeurs. Je ne sais pas pourquoi les gens s’étonne des épidémies et des maladies incurables. Le réchauffement de la planète ne nous inquiète pas, nous installerons des climats artificiels. Les inondations, les ouragans, les sécheresses, tout cela m’est égal aussi longtemps que cela ne m’affecte directement. Cela semble cruel, mais c’est notre réalité, faits à l’image et à la ressemblance... Définitivement, le jugement ne serait pas en notre faveur.

      Souvent, nous parlons de la protection de la nature, du mal que lui font les autres, et nous, pouvons réellement dire que nous vivons en harmonie avec la nature ? Peut-être ne consommons nous pas de produits dont la fabrication nuit à l’environnement. Les serviettes en papier, les savons, les mouchoirs jetables... Les produits que nous consommons ne sont pas fertilisé et ne contiennent pas de produits chimiques. Ne parlons pas de l’être humain qui se permet d’élever des animaux pour ensuite les consommer. La liste serait interminable.

      Nous ne pouvons pas nier notre responsabilité dans tout cela. En consumant tous ces articles, qui sont au rang des produits de subsistance, ne parlons pas des produits superflus, nous contribuons définitivement à cette pollution et destruction. Il ne s’agit pas d’adopter une position radicale, étant donnée la surpopulation, beaucoup de ces produits sont nécessaires, mais certains sont moins nuisibles que d’autres. Ainsi toute cette consommation inconsciente nous est restituée. L’humanité s’achemine vers un point de non retour, et si des mesures drastiques ne sont pas prises, le résultat, sans être apocalyptique, est plus que prévisible.

      A ce moment, notre technologie sera impuissante pour nous sauver si nous n’avons pas une conscience intégrale. Il est urgent de revenir à l’ordre naturel, au respect de la nature. vivre d’une manière simple et harmonieuse, cette conscience écologique doit être active dans les faits, pas simplement une forme-pensée. Le temps n’est plus aux discours, nous sommes dans la phase d’action immédiate. La solidarité est avec nous-mêmes, de notre attitude dépend l’avenir de nos descendants. Le monde que nous lèguerons à nos enfants peut être merveilleux si nous prenons les décisions nécessaires. C’est à nous de dire "Stop !" aux autorités, aux grandes industries polluantes, qui vivent de notre consommation. Si nous recherchons des alternatives plus respectueuses envers la nature, ces industries devront irrémédiablement réorienter leurs politiques de production.

      L’utilisation indéquate de la haute technologie qui nous induit à la dépendance. La technologie n’est pas mauvaise en soi. C’est un moyen, mais dans les faits c’est devenu plutôt une fin, un objectif qu’il faut atteindre si nous ne voulons pas rester à la traîne, si nous prétendons être quelqu’un.

      Mais nous sommes déjà quelqu’un. C’est à nous de le reconnaître et de le nous valoriser. Il n’y a pas de concurrence, nous n’avons rien à prouver à personne. Voilà à quel degré d'aliénation nous sommes arrivés.

      La vie est devenue une charge si insupportable que nous sommes tombés dans les addictions. Les plus dangereuses sont les droges chimiques, qui sont une forme d’autodestruction, une façon de vivre accélérée et aliénée. Nous n’avons pas besoin de nous affronter contre nous-mêmes. mais il y a d’autres addictions non moins nuisibles, nous avons besoin de bruits autour de nous, c’est-à-dire que la télévision et la radio remplissent le vide interne. Nous ne nous permettons plus d’être avec nous-mêmes, il y a une tendance à fuir la rencontre avec soi-même. La vie moderne n’a rien d’une vie, c’est un remue-ménage accéléré et monotone qui ne permet pas le développement et l’évolution personnel. Nous sommes toujours plus insensibles à la douleur d’autrui, au drame et à la misère que nous-mêmes provoquons. Nous pouvons porter des habits de marque qui coûtent une fortune, et cela ne nous donne pas plus de satisfaction que de soulager une personne qui n’a rien à manger. Aujourd’hui les gens voyagent et leur plus grands plaisir est d’aller dans les grands magasins, rentrer avec toute une série d’achats qui montrent aux autres le bien qu’ils se font. On est loin du désir de connaître la nature et d’apprendre d’autres cultures.

      La solution à tous ces maux est en chacun de nous, finalement nous nous en rendons tous compte, seulement nous sommes victimes du jeu impitoyable du Système actuel, qui nous donne l'illusion d'un bonheur, inexistant. Enlevons à une personne son véhicule, sa carte de crédit, son téléphone portable, ses habits de marque, son argent, et que reste-t-il ? Un pauvre type désorienté et en échec. Durant la grande dépression, des centaines de personnes se suicidèrent, ne pouvant supporter l'idée d'être un "Monsieur Personne" (don Nadie), car leurs valeurs étaient centrées sur leurs positions matérielles.

      Il est nécessaire de revenir aux valeurs naturelles, et abandonner la fausse et hypocrite morale. Il s'agit de nous valoriser nous-mêmes, apprécier les autres comme des êtres humains. Parce que chacun est un maître dans son domaine, avec plus ou moins d'expérience, ce qui ne le rend ni plus grand ni plus petit. Le jour où nous agirons ainsi, la vie nous sourira. Dans la simplicité se trouve la grandeur et la merveille de la Création, souvenons-nous qu'il s'agit seulement de vivre.

      Vivre en harmonie avec nous-mêmes, avec la Nature, et développer la sensibilité. La vie est bien plus simple que ce que l'on nous a enseigné, il s'agit de trouver les réponses en soi. Mettre à jour les connaissances et les pouvoirs endormis, utiliser le pouvoir de notre mental et le projeter vers une avancée spirituelle, dominant les désirs et nous projetant vers le Suprême.

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